Vincent Klingbeil, EDG : «Ce serait bien qu’on ait en France des sociétés atteignant la même valorisation que les GAFAM »

Fondateur de European Digital Group, Vincent Klingbeil revient sur la story de ce spécialiste de la transformation digitale, un groupe hors norme qui compte désormais une dizaine de sociétés membres et plus de 1500 collaborateurs. Dans cette interview, il évoque également l’impact du mobile sur ses métiers et ses ambitions pour le digital français.

La story EDG ?

 

VK – European Digital Group, c’est un groupe qui a pour objectif de s’associer avec des experts, ultra spécialisés dans chaque levier de l’accélération digitale, afin d’avoir une offre globale à destination de nos clients : qu’il s’agisse de grands groupes, de PME, de scale-up ou de start-up.

 

Le groupe a été créé il ya un peu plus de deux ans, avec le soutien du fonds de private Equity Montefiore, puis d’experts reconnus comme Edwina, Gustave, Laurent, Vanessa, Rose-Anna, et tant d’autres, qui nous ont rejoints.

 

Aujourd’hui EDG c’est 1500 personnes, avec une croissance annuelle très forte ces deux dernières années, et sans doute de plus de 50% en 2022.

 

Des métiers impactés par le mobile ?

 

VK – Par le mobile oui, mais également par toutes les ruptures technologiques, qui nous obligent –  tout comme nos clients –  à nous réinventer en permanence. Pour y parvenir, il faut avancer avec humilité, faire beaucoup de veille et être « mobile first », «  tablet first » mais surtout très agiles.

 

Si on prend l’exemple d’Ad’s Up Consulting, société du Groupe EDG qui est spécialisée dans l’acquisition de trafic, il faut qu’elle s’adapte à de nouveaux leviers comme les stores et les applications. Idem pour deux autres sociétés du Groupe comme Axome dans le e-commerce ou Orès dans le brand content et le social media.

 

Mais le mobile, c’est également repenser la User Experience (UX) ou la User Interface (UI) aussi bien dans l’emailing, l’acquisition, le content ou la vidéo. Le mobile va d’ailleurs au delà du smartphone. Vous avez des start-up comme Cosmo Connected qui ont lancé des lunettes de réalité assistée, qui servent de GPS pour les motos ou les cyclistes.

 

Et je pense qu’à terme, les lunettes pourraient être un excellent « second screen » pour collecter des données, mais également pour aller dans le Metaverse ! Ce sujet n’est d’ailleurs pas nouveau et les Google Glass vont d’ailleurs fêter leurs 10 ans.

 

EDG, une future licorne ?

 

VK – J’ai pour coutume de dire qu’il y a deux types d’entrepreneurs : les chercheurs d’or et les vendeurs de pelles. EDG fait partie de cette seconde catégorie.

 

Nos sociétés sont en forte croissance, elles sont rentables et – je n’ai pas peur de le dire – c’est ce que nous recherchons, alors que ce n’est pas toujours la priorité des « licornes ». Du coup, je ne sais pas si nous serons un jour qualifiés de « licorne » car ce que nous voulons, c’est conjuguer croissance, rentabilité, et bien entendu la satisfaction de nos clients.

 

Cela dit, il y a de plus en plus de « licornes » en France. C’est exceptionnel. Mais ce serait également bien qu’il y en ait une qui entre au CAC40 voire qui puisse un jour atteindre des valorisations de plus de 2000 milliards de dollars comme Amazon, Microsoft ou Apple.

 

Ce serait bien qu’on ait en France  des décacornes, des sociétés atteignant la même valorisation que les GAFAM.

La dernière interview

Dernières News

Newsletter

Lettre d’information

Partager cette page

Facebook
Twitter
LinkedIn
Email