Raphaël Demnard, Sampleo : « Avec un mobile, tout le monde peut devenir influenceur »

Directeur Général de Sampleo, filiale du groupe Webedia, Raphaël Demnard revient sur les différents niveaux de l’influence, explique comment le mobile change la donne, et pourquoi les marques doivent redéfinir leur communication pour prendre en compte ces nouveaux relais d’opinion.

La story Sampleo et Webedia ?

RD – Webedia a vu très tôt l’influence comme un nouveau média, et a investi ce nouveau territoire en rachetant la société Mixicom, qui avait pour but de gérer la relation avec les nouveaux talents du web comme les youtubeurs. Dans le vocabulaire actuel, nous appelons ces talents des « macro influenceurs » ou encore des « top créateurs »

Chez Sampleo, que j’ai créé avec mon associé Edouard en 2011, notre idée était au contraire d’inverser le prisme de l’influence, en disant que, finalement, tout consommateur est également un influenceur à part entière. Il a la capacité de recommander des produits, des marques et des services en off line (via des discussions physiques) mais aussi la capacité de promouvoir ces mêmes produits, marques et services au travers de contenus en ligne (avis, posts sur les réseaux sociaux, etc.)

Si on découpe l’influence en une pyramide de 3 strates, il y aurait donc la top influence tout en haut, la nano influence, adressée par Sampleo, tout en bas, et un espace intermédiaire. Cet espace est ce que nous appelons la « micro influence » et réunit des personnes qui ont de l’audience (à partir de 5k followers sur Instagram) et une expertise sectorielle forte (beauté, voyage, gaming, etc.). En revanche ils ne disposent pas pour autant de la capacité créative leur offrant le rôle de top talents.

Avec plus de 800 000 consommateurs / ambassadeurs dans sa base de données, Sampleo envoie 100 000 produits par an et génère des millions de conversations chaque année. Cela se traite au travers d’un outil technologique puissant et efficace. Ajouté à cela l’expertise historique de Webedia en gestion de talents via le label Talent Web, le tout nous permet alors une gestion complète des problématiques d’influence des marques avec une approche agence outillée unique.

Nous arrivons à vendre des campagnes 100% intégrées, en conseillant par exemple de la nano influence, en début d’activation, pour aller chercher de la recommandation et du contenu, mais également de la macro influence, pour les vidéos plus incarnées et le reach. Nous proposons enfin en troisième volet de la « micro influence » , pourquoi pas avec du média par-dessus, afin de couvrir l’intégralité des besoins des annonceurs.

Cela fait maintenant 2 ans que nous avons rejoint le groupe Webedia pour nous développer aussi bien en France qu’à l’international, puisque nous couvrons désormais près d’une quinzaine de pays avec nos offres.

Quelle est l’influence… du mobile ?

RD – Aujourd’hui avec son mobile, tout le monde peut devenir influenceur et se filmer en mode selfie, faire un live ou produire des story. On peut d’ailleurs non seulement produire des contenus depuis son mobile, mais également interagir avec l’ensemble de sa communauté.

A ce jour, les marques se servent de plus en plus d’influenceurs, au travers de l’outil mobile, pour faire de la notoriété, mais également pour du trafic, des conversions et même du e-commerce.

Aujourd’hui il faut penser double, voire triple écran, il faut intégrer le fait qu’on scrolle massivement ces écrans toute la journée, se dire que les gens préfèrent les story aux posts en dur, et qu’avec le snack content, ils vont passer très rapidement d’un contenu à l’autre. Et les top influenceurs ont su s’adapter à ces nouveaux usages de leur communauté.

Les influenceurs sont-ils des médias… ou des marques ?

RD – Les influenceurs ont réussi à fédérer une audience, qu’ils vont pouvoir ensuite driver d’un réseau social à un autre. Nous, Webedia, nous accompagnons ces influenceurs et nous sommes à leur service en mettant à disposition des studios, des moyens de montage ou de diffusion.

Nous avons également une véritable expertise pour produire des contenus adaptés à chaque plate-forme sociale, qu’il s’agisse de Facebook, d’Instagram, Snapchat, YouTube ou Tik Tok. Nous pensons d’ailleurs qu’il est important de ne pas dupliquer un même contenu sur chaque plate-forme, et qu’il faut apporter de la pertinence, mais également de la cohérence sur chacune d’entre elles.

Notre rôle est également d’accompagner la relation entre les marques et les influenceurs car ces derniers sont de plus en plus exigeants. Ils veulent incarner des marques, s’engager dans le temps dans des relations pérennes. Mais dans le même temps, on voit des influenceurs qui refusent des collaborations avec des marques, car ils estiment qu’elles ne sont pas en phase avec leurs valeurs, qu’elles ne correspondant pas à leur ADN.

L’influenceur est un levier promotionnel énorme, un porte-voix énorme et les marques vont changer, car elles veulent que ça se passe bien. Quand un influenceur est en phase avec une marque, qu’il parle bien du produit avec les bons mots, il peut parfaitement provoquer des ruptures de stock. Donc forcément les marques vont changer.

La prochaine étape, c’est la co-production, les produits dérivées et des collaborations plus étroites avec tel ou tel influenceur. On voit déjà des influenceuses lancer des marques de maquillage ou de mode. Le youtubeur Cyprien a lancé l’année dernière ses premières bandes dessinées. Tout ceci est clairement en train d’émerger très rapidement.

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