Grégoire Bruni, Criteo : « Notre shopper graph de 2,5 milliards de personnes ne dépend qu’à 5% des cookies » 

Head of agencies chez Criteo France, Grégoire Bruni revient sur l’évolution des métiers de Criteo, sur sa collaboration avec les agences, et sur la montée en puissance des environnements applications, qui ne dépendent plus des Cookies 

Quel est le métier de Criteo ?

GB – Le métier historique de Criteo c’est le retargeting dont nous avons été les inventeurs il y a un peu plus de 15 ans. Pour cela, nous nous sommes branchés sur plus de 20 000 e-commerçants à travers le monde, et nous analysons désormais un volume de plus de 900 milliards de dollars de données transactionnelles issues de la vente en ligne.

Nous utilisons cet actif pour notre métier historique du retargeting ou pour d’autres produits publicitaires de bas de funnel comme la conversion, les leads ou même le commerce.

Mais ces données peuvent également être utilisées pour faire d’autres produits publicitaires haut de funnel comme de l’awareness, de la considération ou du branding.

En capitalisant sur cette data shopper, nous pouvons ainsi analyser et comprendre le parcours de l’internaute et proposer le produit publicitaire adapté à chaque étape du parcours du consommateur.

Le métier de Criteo s’est donc transformé pour accompagner les marques et les distributeurs sur l’ensemble du funnel marketing.

Un nouveau Criteo, qui travaille aussi avec les agences ?

GB – Quand nous faisions exclusivement du retargeting, nos interlocuteurs étaient les équipes en charge de la performance chez les marques.

Mais en diversifiant nos produits, nous avons logiquement élargi nos interlocuteurs aux agences, qui gèrent le haut et le milieu du tunnel de conversion.

Du coup nous avons initié un modèle hybride, avec des produits historiques qui s’adressent aux annonceurs en direct, mais également de nouveaux produits, qui visent plus particulièrement les agences.

Le mobile, une solution dans un monde « app first » et sans cookie ?

GB – Criteo n’a pas attendu les annonces de Google sur la fin des cookies tiers, pour développer une solution qui repose sur de la first party data.

Nous avons initié il y a maintenant deux ans une transition vers un first party data media network, un « shopper graph » composé de 2,5 milliards de personnes, dont seulement 5% dépendant à 100% des cookies.

Les usages basculent effectivement de plus en plus dans les applications mobiles où on ne parle pas de cookies, mais d’identifiants.

Mais Criteo travaille avec d’autres acteurs de l’open Internet pour la mise en place de l’Unified ID 2, un identifiant unique qui fonctionnerait dans tous les environnements.

Cookies, identifiants ou même cohortes, quel que soit l’environnement technologique, les solutions Criteo resteront en tout cas au service de la performance des marques et des e-commerçants.

La dernière interview

Dernières News

Newsletter

Lettre d’information

Partager cette page

Facebook
Twitter
LinkedIn
Email